Oui à la liberté vaccinale et à la protection des plus fragiles, non au pass sanitaire : pour le respect du vivre-ensemble et des libertés individuelles, contre un nouveau paradigme sanitaire séparatiste

Je propose d’adresser cette lettre-type (modifiable selon vos propres arguments) à nos députés de circonscription afin de peser sur le vote prochain des mesures de restriction des libertés (pass sanitaire et obligation vaccinale) annoncées par le Président de la République.


Madame la Députée/Monsieur le Député,

C’est la première fois que je m’adresse ainsi à vous directement, en tant que citoyen concerné et particulièrement préoccupé par la situation que nous subissons depuis mars 2020. Cette situation inquiétante a atteint son sommet lundi 12 juillet, non pour des raisons sanitaires factuelles, mais à cause des décisions de profonde restriction des libertés publiques, prises dans l’urgence et sans aucune forme de concertation par l’Exécutif.

Lors de cette allocution, le Président de la République a renoncé froidement et sans se justifier aux principes qu’il s’était fixés (« Je l’ai dit, je le répète : le vaccin ne sera pas obligatoire. […] Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur, la raison et la science doivent nous guider. » – 27 décembre 2020) et que le parti majoritaire avait également fait inscrire dans la loi, via l’amendement proposé et voté en Assemblée le 11 mai par Mme Yaël Braun-Pivet, députée LREM de la 5ème circonscription des Yvelines (« le pass sanitaire ne pourra pas concerner les actes du quotidien »).

Cette volte-face soudaine et brutale, qui rompt avec les engagements d’hier, constitue un nouvel affaiblissement de la parole publique, après une série d’épisodes malencontreux (faux débat sur l’utilité du port du masque, absence de contrôles sanitaires aux frontières, mesures de restriction des activités en extérieur sans justification scientifique, etc.) que le caractère inédit de cette crise ne peut qu’en partie expliquer et excuser. Cette décision unilatérale est d’autant plus difficile à accepter que l’on peine à en comprendre les motivations profondes.

Sur le plan sanitaire, la prévision d’une quatrième vague provoquée par le variant Delta est l’argument avancé : or, au Royaume-Uni (où toutes les mesures restrictives sont levées le 19 juillet), cette nouvelle vague de contaminations ne produit ni surmortalité, ni engorgement des hôpitaux. La raison en est que le vaccin protège les personnes vulnérables. Pourquoi n’y a-t-il pas eu en France de mesure ciblée pour favoriser en priorité la vaccination de ces personnes à risque ? Et quel est le sens de vouloir obliger des jeunes enfants et adolescents à partir de 12 ans à se vacciner, alors qu’il est désormais prouvé dans de nombreuses études et sans aucune contestation qu’ils sont asymptomatiques, donc porteurs d’une très faible charge virale et sont peu contaminants ? Quel est l’intérêt de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants alors que leurs patients à risque n’y sont pas contraints, puisque le vaccin n’empêche pas la transmission du virus, mais ne fait que la réduire ? Enfin, pourquoi les gestes barrière, qui ont démontré leur efficacité pour protéger les personnes fragiles, sont-ils soudain devenus insuffisants ?

Sur le plan de la vie en société et des libertés individuelles, le « pass sanitaire » ressemble étrangement à un chantage ciblé contre ceux qui, pour de nombreuses raisons dont le caractère personnel et intime ne devrait faire débat, estiment que la balance bénéfice/risque de la vaccination contre le Covid-19 est, à ce stade, défavorablement déséquilibrée. Cette forme de mise à l’opprobre, déjà relayée de manière outrancière et sans retenue dans de nombreux grands médias, risque de créer un précédent néfaste pour la société française et de la fracturer encore davantage. Des accusations de « lâcheté », d’« égoïsme », des menaces de ne pas rembourser les soins médicaux aux non-vaccinés ou encore d’emploi de la contrainte policière jusqu’au domicile donnent à voir un piètre et effrayant spectacle. Faut-il alors s’étonner, qu’en réaction, des voix tout aussi excessives se fassent entendre (« dictature sanitaire », « apartheid », etc.) ?

Alors que la période des vacances est l’occasion pour tous de retrouver famille et amis, de se détendre, nous allons passer « un drôle d’été » qui sera moins serein que celui de l’année dernière (parenthèse d’accalmie et d’espoir) : un lieu de disputes, de privations, d’invectives, alors que nous n’avons jamais été dotés d’un tel arsenal médical pour lutter contre la pandémie (gestes barrière maîtrisés, vaccination, dépistage et traitements précoces). Pourquoi séparer de la sorte les Français, aviver des rancunes et les renvoyer à leur colère ? Pourquoi faire bouillir une marmite qui menace déjà d’exploser à la rentrée ? Pourquoi demander aux commerçants et responsables d’établissements de contrôler leurs clients, eux qui n’en n’ont ni les compétences, ni les moyens, ni l’envie ? Pourquoi surcharger les forces de l’ordre de nouvelles missions coercitives alors qu’elles sont déjà largement mises à contribution ? Est-ce seulement réaliste ?

Et enfin, pourquoi rompre avec tant d’intempérance avec les principes fondamentaux de nos libertés individuelles dont les Français sont si fiers et soucieux que notre République se porte garante ?

Le constat est amer, et c’est pourquoi nous devons agir dès maintenant ! En tant que Député de ma circonscription, je vous demande donc de bien vouloir étudier et relayer, si elles vous semblent pertinentes, les quelques propositions suivantes :

  1. Pour protéger ceux qui doivent l’être tout en remettant la liberté des citoyens au centre des préoccupations :
    • Mener des campagnes d’information et de prévention ciblées pour les personnes à risque afin de leur démontrer l’avantage de la vaccination pour leur cas,
    • Rappeler l’importance des gestes barrière et des auto-tests pour restreindre la propagation du virus,
    • Surveiller et contraindre à l’isolement les personnes symptomatiques qui ne le respectent pas,
    • Supprimer le port du masque obligatoire pour les mineurs sur leur lieu de scolarité,
    • Rejeter le pass sanitaire pour les activités du quotidien (comme cela a été voté par le Parlement),
    • Rejeter la vaccination obligatoire (comme cela a été écrit par le Président).
  2. Pour en finir avec l’Etat d’Urgence permanent et revaloriser la parole publique :
    • Définir un agenda lisible, fondé sur des indicateurs clairs et intangibles (ex : admissions hospitalières, taux de reproduction), pour identifier les futures mesures de levée, ou au contraire de renforcement, des restrictions, afin de supprimer le caractère arbitraire et inattendu des prises de décisions,
    • Etablir les conditions réalistes et atteignables, au travers de seuils de vigilance, du retour à une vie « normale » tout en gérant la présence périodique du virus pendant encore plusieurs années (à la manière de la gestion des épisodes grippaux),
    • Rendre publics les échanges et compte-rendu de réunions des autorités sanitaires responsables devant les Français (Conseil Scientifique, Ministère de la Santé) : la « guerre » contre un virus n’entre pas dans le domaine du secret-défense,
    • Employer le conditionnel lorsque des incertitudes scientifiques et épidémiologiques persistent, et aborder ces incertitudes en présentant les stratégies de réaction possibles,
    • Mettre en œuvre des mesures ciblées géographiquement en fonction des spécificités de chaque territoire (critères épidémiologiques, densité de population, taux d’utilisation des transports en commun, etc.).
  3. Pour faire de la France un pays exemplaire en matière de gestion de crise sanitaire :
    • Renforcer les moyens médicaux : dans les hôpitaux et en médecine de ville,
    • Associer les médecins non-hospitaliers, comme acteurs de proximité, aux démarches de soin, de prévention et de pédagogie auprès de leurs patients,
    • Garantir la liberté de prescrire, qui est indissociable du serment d’Hippocrate,
    • Surveiller et empêcher tout conflit d’intérêt des hauts responsables sanitaires avec l’industrie pharmaceutique,
    • Publier les appels d’offres et les conditions d’achat des médicaments auprès des fournisseurs,
    • Mettre la recherche au service des malades, étudier toutes les pistes de traitements à travers des études publiques préservées de tout conflit d’intérêt,
    • Contraindre Sanofi, société pharmaceutique française, à rendre public le futur brevet de son vaccin anti-Covid et permettre aux pays en développement d’assurer la protection de leur population en leur permettant de produire des doses.

Madame la Députée/Monsieur le Député, j’espère que vous saurez prendre en considération cette lettre et pourrez porter ma voix de citoyen devant la représentation nationale, afin de trouver les moyens de sortir de cette crise dans les meilleures conditions.

Je vous adresse l’expression de mes sincères salutations.

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